Mons Hermarum (ou mont d’Hermès) viendrait du culte de ce Dieu, rencontré en Belgique et dans le nord de la France (Belgica romaine).

BIBLIOGRAPHIE
Fouilles de Hermes (Oise). Notice sur la découverte du Vicus romain Ratumagus.

Deuxième édition, augmentée d’une préface sur l’occupation gauloise et suivie de la découverte d’une nécropole romaine à Bury (Oise).

Le nom d’origine Flers-de-l’Orne, Imp. Catholique, 1912, 37pp., ill. in-t. Par l’abbé Hamard.


MONT DE HERMES. Les Francs et les Romains. Fouilles exécutées en 1878 et 1879.

Trezel-Russel. Beauvais (c1880). Par l’abbé Hamard et l’abbé Renet.


PERSONNALITÉS LIEES A LA COMMUNE

Hélinand de Froidmont 



poète médieval, chroniqueur et écrivain ecclésiastique (v.
11601230)


Pierre Bokkelandt



artiste peintre paysagiste (
18951978)


Amand Brault 



député (
18881960)


 

 

PREHISTOIRE

Hermes est un lieu habité depuis des millénaires. Avec la commune de Bailleul-sur-Thérain, elle constitue l’un des deux pôles prouvés d’habitation néolithique dans la vallée moyenne du Thérain.
Un dolmen-ossuaire contenant quelques 400 restes humains y a été trouvé en 1837.

AVANT J-C

Implantée en plein pays bellovaque, la bourgade est le seul gué à la ronde sur le Thérain, dont le cours était plus important qu’aujourd’hui. Le village était à l’extrémité d’une route gauloise le reliant à Clermont[2], et une étape sur la route reliant Beauvais à Senlis

Elle a vu se dérouler en 51 av.JC un des épisodes guerriers de la campagne de César contre les Belges sur une proéminence toute proche, aujourd’hui encore appelée Mont-César (située sur le territoire de Froidmont). Elle fera l’objet par la suite d’une occupation gallo-romaine. Ce vicus romain est désigné sous le nom de Ratumagus[3], d’après le nom retrouvé sur une statue équestre exhumée lors des fouilles de l’abbé Hamard (dès 1877).

PERIODE MEROVINGIENNE

Les mêmes fouilles effectuées par l’abbé Hamard sur le ‘Mont de Hermes’ ont mis à jour une nécropole mérovingienne qui livrera plusieurs milliers d’objets.

MOYEN-ÂGE

Le territoire de la future Hermes est contrôlé par les moines cisterciens de l’abbaye de Froidmont, abbaye-fille d’Ourscamp fondée en 1134. On trouve trace en 1143 d’un Mons Hermarumqui devient en 1170 Harmae et semble faire l’objet d’une lutte d’influence entre les pouvoirs seigneurial et religieux.

Sous protection des Comtes de Clermont, Harmae voit se construire en 1187 une forteresse sur ordre de Catherine de Clermont, future épouse de Louis, Comte de Blois. L’évêque de Beauvais Philippe de Dreux fera détruire cette forteresse peu après.

Une nouvelle fois relevée, elle perdurera jusqu’au XVsiècle. Elle est connue comme un repaire de brigands lors de laGuerre de Cent Ans et de la Grande Jacquerie, et sera définitivement détruite en 1431.

DU XVIIIe SIECLE A NOS JOURS

La date d’apparition de la dénomination moderne Hermes est inconnue, mais est déjà constatée sur la carte de Cassini, dont les relevés ont été terminés en 1789. La Révolution française marque la fin de la domination abbatiale et inaugure la gestion ‘moderne’ de la municipalité.

La gare de Hermes-Berthecourt a subi de nombreux bombardements alliés, l’armée allemande utilisant la ligne ferrée pour transporter les V1 entreposés dans les carrières de Saint-Maximin.

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